UN MUR HISTORIQUE

Depuis tout petit je suis passionné d’histoire et d’anecdotes. Il faut dire que l’on m’a bercé avec les récits de mes grands-parents. Ils étaient présents dans le secteur français en Allemagne de l’Ouest pendant la Guerre Froide.  Je vais donc vous parler de la période où le mur de Berlin était sur pieds (1961-1989) !

La construction du mur de Berlin a mis fin à l’afflux de réfugiés d’Est en Ouest et a désamorcé la crise sur Berlin. (Même s’il n’était pas content, le président Kennedy a concédé qu’un «mur est vraiment bien meilleur qu’une guerre.») Au fil du temps, les autorités est-allemandes ont remplacé le mur de fortune par un mur plus robuste et plus difficile à escalader. Une masse de béton armé de 3,6m de hauteur et de 1,2m de largeur était surmontée d’un énorme tuyau qui rendait l’ascension presque impossible. Derrière le mur du côté est-allemand se trouvait une « bande de mort »: un gant de sable mou (pour montrer les empreintes de pas), des projecteurs, des chiens de garde, des mitrailleuses à trépan et des soldats en patrouille ayant pour ordre de tirer sur les évadés.

Le mur est tombé le 9 novembre 1989, et voici des vidéos de l’époque.

9 novembre 1989, jour historique pour l’Allemagne

Les chiffres

En tout, au moins 171 personnes ont été tuées alors qu’elles tentaient de franchir, de franchir ou de contourner le mur de Berlin. Cependant, échapper à l’Allemagne de l’Est n’était pas impossible: de 1961 à la chute du mur, plus de 5 000 Allemands de l’Est (dont quelques 600 gardes-frontières) ont réussi à franchir la frontière en sautant par la fenêtre adjacente au mur, coupant le fil de fer barbelé, volant en montgolfières, rampant dans les égouts et traversant à grande vitesse des parties non fortifiées du mur.

Aujourd’hui,  le mur n’est devenu  qu’une bande de pavés traversant la ville. Tous les jours, les berlinois passent dessus,  n’oubliant pas le lourd passé de la ville. L’art complète l’histoire, comme le fait l’East Side Gallery,  où le mur est encore debout et accueille les artistes du monde entier.

East Side Gallery, une mémoire placardée

« Berlin est le testicule de l’Ouest. Quand je veux que l’Ouest crie, je serre sur Berlin. » Nikita khrouchtchev

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